Rapport d’activité du mois de juin 2023

Vendredi 30 juin 2023

Les saboteuses en série viennent de publier leur rapport d’activité du mois de juin. Si l’actualité des saboteuses a été riche, l’écriture de la série n’a que très peu avancé. Un sérieux doute subsiste dans la capacité à mener le projet du grand sabotage à terme. Entrevue.

La journaliste écolo : Je viens de lire votre rapport du mois de juin. Si on compare avec celui de mai, on peut dire que vous n’avez presque pas avancé dans l’écriture des dialogues de la saison 1. Mais qu’est-ce que vous foutez les filles ?

Julie (saboteuse en série) : Vous êtes pressée, de nature ?

La journaliste écolo : Pas spécialement, mais comme beaucoup de spectateurs, je m’inquiète de savoir si la série pourra vraiment se faire. Vous avez prévu un début de tournage de la saison 1 en avril 2024 alors que les dialogues ne sont pas encore terminés. Il y a de quoi s’inquiéter.

Lydie (saboteuse en série) : C’est vous qui le dites. Nous sommes un collectif, vous savez. Les dialogues, nous pouvons les terminer en un mois. Mais ce n’est pas notre priorité.

Noémie (saboteuse en série) : Pour le moment, nous nous attelons à construire l’univers de la série. Ça devrait prendre encore deux mois.

La journaliste écolo : Deux mois ! Ça veut dire que pendant ce temps, nous aurons juste un fil d’actualités qui décrit l’univers de la série ?

Sophie (saboteuse en série) : C’est ça. Notre série est une écotopie opérationnelle, nous devons donc apporter un soin particulier à son univers.

La journaliste écolo : Vous pouvez nous rappeler ce qu’est une écotopie ?

Julie (saboteuse en série) : Une écotopie est une vision d’un futur durable, c’est-à-dire respectueux de la planète et des écosystèmes qui la composent. Une écotopie est donc descriptive d’un lieu où les humains sont parties prenantes du maintien et de la régénérescence des écosystèmes auxquels ils appartiennent. De nos jours, à l’âge de l’anthropocène, une écotopie locale n’a plus de sens. Les écotopies sont nécessairement mondiales.

La journaliste écolo : Pourquoi évoquez-vous les écotopies au pluriel ?

Sophie (saboteuse en série) : Une écotopie décrit une vision d’un futur désirable avec les valeurs partagées par les habitants, les principes sur lesquels reposent leurs modes de vie, les règles qui régissent les rapports sociaux, les procédés de régulation qu’ils mettent en œuvre, etc. En la matière, il y a une très grande variété de visions possibles et donc de de multiples écotopies. La nôtre est centrée sur les valeurs partagées par les habitants, celles qui permettent de rendre le développement durable, et sur les principes qui en découlent.

Noémie (saboteuse en série) : L’idée est de faire évoluer les perceptions, d’aider à construire les représentations d’un fonctionnement humain qui soit en harmonie avec la nature, de montrer comment les humains pourraient assurer leur développement dans le respect et la régénérescence des écosystèmes auxquels ils sont parties prenantes.

La journaliste écolo : Et pourquoi une écotopie opérationnelle ?

Julie (saboteuse en série) : On peut toujours se faire plaisir en inventant un univers inatteignable, une sorte de vision fantasmée. Ce n’est pas nôtre intention. Notre écotopie est opérationnelle au sens où, au-delà de la vision qu’elle porte, elle donne des clés concrètes pour changer les pratiques de tous les jours. C’est une invitation à l’engament, à la mesure de sa contribution pour le développement durable.

La journaliste écolo : Revenons à des choses plus concrètes. En mai, vous évoquiez une audience estimée de 35 personnes, vous indiquez maintenant 70. Sans vouloir vous vexer, c’est un projet qui reste très confidentiel, à ce rythme de 35 arrivants par mois, votre audience sera à peine de 400 personnes en avril 2024. Vous serez loin des 40 000 attendus.

Julie (saboteuse en série) : Tout dépend de la façon dont on voit les choses. Notre audience a doublé en un mois. Si elle continue à doubler tous les mois, nous pouvons approcher les 40 000 à l’échéance.

La journaliste écolo : Vous êtes optimistes, les filles…

Noémie (saboteuse en série) : Toujours ! L’optimisme est le trait de personnalité commun à ceux qui se lancent dans le développement durable.

La journaliste écolo : Une dernière question : je ne vois pas Nathalie ? Vous n’êtes plus que quatre maintenant ?

Sophie (saboteuse en série) : Nathalie nous a quitté, en effet, pour un autre projet. Mais nous sommes toujours cinq. Valérie va nous rejoindre. Elle n’a pas pu venir aujourd’hui mais elle a véritablement intégré l’équipe des saboteuses en série. A cinq, nous fonctionnons bien, comme les cinq doigts de la main…