Épisode 2

Un drapeau en mairie

Résumé

L’apparition de la vidéo annonciatrice du sabotage devient un sujet de discussion pour certains adultes de la ville. Les interrogations soulevées par cette vidéo sont renforcées par l’apparition d’un drapeau, aux couleurs de la mystérieuse communauté, sur la façade de la mairie. Les lycéens s’en amusent et se lancent dans une démarche d’investigation pour identifier les membres de la communauté. 

Acte 1 Le parc – extérieur jour

Les lycéens parlent de la communauté émergente qui se cache derrière le signe, de la vidéo qui circule et des informations existantes sur la communauté. Ils s’interrogent sur les formes que peut prendre cette communauté sur leur territoire et sur les actions qui peuvent être menées. Ils émettent différentes hypothèses sur le sujet.

Acte 2 Le salon de coiffure – extérieur jour

Toutes les clientes parlent des signes et de la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. Plusieurs points de vue sont échangés. La menace n’est pas prise au sérieux. Les auteurs sont pris pour des illuminés pour les unes, par des terroristes pour les autres. Toutes expriment la confiance qu’elles ont dans la capacité des forces de l’ordre à identifier ces auteurs et à les empêcher de nuire.

Acte 3 Le supermarché – intérieur jour

Le directeur organise une réunion de service avec ses employés au sujet des ruptures d’approvisionnement. Il vaut quantifier le manque à gagner. Un employé (le rebelle) plaisante en faisant un lien avec un sabotage éventuel de la chaîne d’approvisionnement. A la fin de la réunion, les employés retournent à leurs postes. En off, l’employé rebelle prend ouvertement parti pour les saboteurs et la nécessité de mettre à bas l’ordre économique établi. Il est entendu par deux employées qui n’alimentent pas la discussion sur le sujet.

Acte 4 La salle à manger familiale – intérieur nuit

Au dîner, la mère évoque la vidéo du sabotage qui fournit le sujet des discussions du jour pour ses clientes. Le père reste tracassé par les ruptures d’approvisionnement. La mère interroge sa fille pour savoir ce que les jeunes pensent de la vidéo. La fille indique qu’elle n’en a pas entendu parler. La mère fait une remarque sur les jeunes en général, qui ne s’intéressent à rien.

Acte 5 La ville – extérieur jour

Au lycée, les jeunes découvrent une photo qui circule sur les réseaux sociaux montrant un drapeau qui flotte sur le fronton de la mairie. Certains décident de s’y rendre plutôt que d’aller en cours. Ils s’aperçoivent que beaucoup de personnes convergent vers la mairie. En arrivant sur place, ils constatent que le drapeau a déjà été décroché mais ils parviennent à le voir alors qu’il est sur le sol, avant qu’un employé de mairie le replie et parte avec. La foule se disperse alors.

Acte 6 Le parc – extérieur jour

Les lycéens du groupe semblent vouloir identifier précisément les membres de la communauté présents sur leur territoire. Ils évoquent la culture du secret qui entoure cette communauté. Ils émettent des hypothèses sur les personnes suspectées : l’épicier durable, le tenancier du magasin de location, la femme aux bombes de peinture, la cliente rebelle du salon de coiffure (information donnée par la fille). Ils expriment la volonté d’investiguer pour découvrir qui se cache derrière cette communauté secrète. Ils émettent la possibilité de placer discrètement des caméras infrarouges dans la ville.

Acte 7 La salle de classe du lycée – intérieur jour

Les lycéens assistent à un cours de biologie. L’enseignante aborde le thème de la destruction des écosystèmes par les êtres humains. Un doute circule parmi les élèves sur son appartenance potentielle à la communauté.

Acte 8 Le parc – extérieur fin de jour

Les lycéens se retrouvent et sortent les caméras infrarouges qu’ils ont acheté sur internet. Ils décident collectivement des lieux d’implantation dans la ville avant de se disperser par petits groupes pour les installer.

Acte 9 La maison familiale – extérieur et intérieur jour puis nuit

Le père et la mère accueillent le frère et sa femme qui viennent passer le week-end. Au diner, le frère parle des perspectives encourageantes d’augmentation du chiffre d’affaires grâce au nouveau concept, notamment sur les marchés étrangers. La mère interroge la femme sur la posture de la sécurité intérieure au sujet de la vidéo qui annonce le sabotage. La femme indique qu’elle est tenue par le secret professionnel. Elle précise cependant qu’il existe des procédures qui permettent de remonter tous les faits en rapport avec cette annonce au ministère. La mère indique qu’elle n’est pas rassurée à l’idée de savoir que les potentiels saboteurs sont des gens qu’elle côtoie tous les jours. Le père est confiant dans la capacité des forces de l’ordre à maîtriser ces hurluberlus. La femme confirme que la sécurité intérieure dispose de moyens modernes pour parvenir à les identifier rapidement.

Acte 10 Le parc – extérieur jour

Les lycéens analysent ensemble les contenus des vidéos qu’ils ont chargé sur leurs smartphones. Il faut de longs temps de visionnages pour voir apparaître quelque chose. Certains perdent patience mais finalement un enregistrement révèle une silhouette cagoulée qui vient taguer le signe au pochoir sur un mur. La silhouette évoque davantage un homme qu’une femme. Le visage est caché par une capuche mais un signe vestimentaire distinctif permet (pour le spectateur) de faire un lien avec le véloporteur. Les lycéens ne connaissent pas le véloporteur mais ils ont identifié le signe distinctif qui devient l’objet de toute leur attention.