L’accalmie
Résumé
La menace de sabotage semble s’éloigner. Tout redevient comme avant chez les habitants de la ville qui passent à autre chose, à l’exception des lycéens qui décident de créer une communauté secrète autonome.
Acte 1 le salon de coiffure – intérieur jour
Les clientes parlent du nouveau magasin d’ustensiles qui vient d’ouvrir. L’une d’entre-elles y est allée et décrit des produits qui ne fonctionnent qu’à l’énergie humaine. Elle évoque le retour des ustensiles des années cinquante ainsi que certains nouveaux produits. Ce magasin est l’objet de raillerie. Certaines clientes aimeraient y aller par curiosité mais indiquent ne jamais vouloir acheter ce genre d’ustensiles. Elles ne prédisent pas un long avenir à ce magasin. Elles font le lien avec les rumeurs de sabotage. Celui-ci ne semble plus d’actualité. Elles évoquent des modes passagères : le grand sabotage, le réchauffement climatique, les pénuries de carburants, les pénuries de céréales… Pour les clientes, il s’agit d’emballements médiatiques qui retombent aussi vite qu’ils sont arrivés, dès que les journalistes trouvent un autre sujet à se mettre sous la dent.
Acte 2 Le parc – extérieur jour
Les lycéens font le point sur les principes de fonctionnement de la communauté qu’ils ont trouvé sur les réseaux sociaux. Il s’agit de ne plus avoir d’empreinte écologique nocive à la planète. Pour cela, il ne faut plus participer aux activités économiques qui polluent ou qui produisent des déchets que ne peuvent pas être absorbés. L’urgence est de créer une ceinture vivrière autour des villes pour garantir l’approvisionnement local en nourriture. De plus, les déplacements doivent se faire uniquement sous forme de mobilité douce.
Acte 3 La campagne – extérieur jour
Le couple écolo (véloporteur et cliente rebelle) se promènent dans la nature. Ils s’arrêtent à un endroit particulièrement beau et commencent à s’embrasser. Ils se dévêtissent et prennent un temps de sensualité, allongés parmi les herbes.
Acte 4 La salle à manger familiale – intérieur nuit
Au diner du soir, la fille refuse de manger du bœuf. Elle indique qu’elle souhaite modifier son régime alimentaire et que dorénavant elle ne se déplacera qu’en mobilités douces. La mère est vexée du refus de sa fille pour un plat qu’elle a pris du temps à cuisiner. Elle insiste pour que sa fille en prenne. Devant le refus, le père se fâche. La fille indique qu’elle ne veut plus consommer de nourriture assemblée, qu’elle ne veut que du naturel, sans produits chimiques et local. Elle parait hors de contrôle et indique qu’elle a honte de son père qui est un pourvoyeur de produits industriels qui détruisent la planète. Face à ces propos, le père se fâche et lui demande d’aller dans sa chambre.
Acte 5 La campagne – extérieur jour
Les lycéens sont en sortie pédagogique dans la nature avec l’enseignante de biologie qui évoque la perte de biodiversité et la notion de sécurité écosystémique.
Acte 6 Le parc – extérieur jour
Les lycéens formalisent davantage leur création d’une communauté autonome. Ils dessinent les contours de leur territoire d’action qui comprend la ville et ses alentours. Ils adhèrent à la culture du secret. L’un d’eux donne lecture d’un texte expliquant la signification du drapeau : le vert pour la terre, le bleu pour l’océan et le cercle qui symbolise la Terre. Ils définissent un rituel qui consiste à s’engager à ne plus consommer de nourriture industrielle et à ne se déplacer qu’en mobilité douce. Ils définissent une première modalité d’action qui consiste à s’assurer que les signes sont présents sur leur territoire en taguant la nuit.
Acte 7 Le supermarché – intérieur jour
Le directeur fait un briefing des employés sur l’activité qui a pleinement repris, sur les ruptures d’approvisionnements qui ont cessé et sur les clients qui sont revenus. Il est pleinement satisfait. Il encourage ses employés qui, de son point de vue, font du bon travail. Il évoque sa volonté de prévoir une prime au chiffre d’affaires. Ainsi, plus ses employés participeront à l’augmentation du chiffre d’affaires, plus ils gagneront. Il évoque l’importance du collectif. Les employés ressortent satisfaits de cette réunion. Le directeur fait alors le tour extérieur du supermarché. En passant près de l’entrée des livraisons, il ne remarque pas un signe qui est visible sur le mur.
Acte 8 La ville – extérieur jour
Le magasin attenant au salon de coiffure est mis en vente, ce qui suscite de nombreux commérages et supputations parmi les clientes. Plusieurs personnes viennent visiter les locaux dont un visiteur en particulier qui pose beaucoup de questions.
Acte 9 le supermarché – intérieur jour
Alors qu’ils sont dans la réserve, l’employé rebelle s’approche de l’employée délatrice pour lui indiquer qu’il la soupçonne de l’avoir dénoncé au directeur pour le sabotage du groupe froid. Il affirme qu’il n’y a aucune preuve qui permet d’identifier qui a fait le sabotage. Il indique que les saboteurs agissent en secret et qu’il n’y aura jamais aucune preuve contre eux. Il réitère son point de vue conciliant envers les saboteurs qui ont raison de vouloir mettre fin à tout ce déballage de produits industriels qui viennent des quatre coins de la planète. Pour finir, il invite l’employée délatrice à aller répéter ce qu’il vient de dire au directeur.
Acte 10 La maison familiale – extérieur, intérieur jour, nuit
Le frère et la femme viennent passer le week-end en famille. Le père et la mère les accueillent alors que la fille est enfermée dans sa chambre et ne veut pas socialiser. Le frère arrive à convaincre la sœur de venir au dîner. Les discussions tournent autour de la menace de sabotage qui semble être du passé. Chacun évoque le quotidien qui a repris comme avant la menace. La femme, qui ne s’était pas exprimée, prend alors la parole en indiquant qu’elle se permet de trahir le secret professionnel. Elle informe ses proches que la menace de sabotage vient officiellement de passer au niveau 2 d’alerte.

