La saison 0 présente la genèse de la communauté qui portera l’intention du grand sabotage. Elle est plus courte et ne contient que 5 épisodes. Elle commence au début des années soixante-dix et met en avant cinq femmes travaillant dans une institution internationale qui décident de rédiger un ouvrage mettant en avant les valeurs du développement durable. Leur ouvrage reste confidentiel mais donne naissance à quelques communautés hippies à différents endroits de la planète. Quarante ans plus tard (fin des années deux mille), des lycéens organisent des marches pour sauver la planète. Parmi ceux-ci, une fille semble particulièrement sensible, notamment envers la cause animale et la destruction des écosystèmes forestiers. Un garçon, impliqué dans la cause écologique, cherche et parvient à la courtiser. Il lui fait la promesse de changer le monde en précisant qu’il tient toujours ses promesses. En effectuant des recherches, il découvre l’existence de l’ouvrage rédigé quarante ans plus tôt par les cinq femmes hippies et parvient à entrer en contact avec l’une d’entre elles qui habite à Barcelone. Il demande alors, avec insistance, à lui rendre visite, ce qu’elle finit par accepter. La rencontre se fait à Barcelone dans un parc. La vielle dame évoque la communauté d’alors. Le jeune homme demande à être le dépositaire de leur ouvrage et s’engage à diffuser leur pensée et les valeurs qui lui sont associées. La femme insiste sur le caractère non violent qui doit accompagner les actions de développement durable. Le jeune homme évoque le sabotage comme moyen d’action et demande si celui-ci est compatible avec la non-violence. La femme répond qu’il est compatible du moment qu’il ne met pas de vies humaines en jeu et qu’il permet d’empêcher la destruction planétaire. Le jeune homme raccompagne la vielle femme chez elle et celle-ci lui remet un vieux drapeau usé, comme une relique du temps passé. De retour chez lui, le jeune homme crée une communauté sur internet centrée sur les valeurs prônées par les cinq femmes. Il rencontre rapidement du succès et demande aux membres de respecter des principes de secret et d’anonymat. Dix ans plus tard, le jeune homme est devenu le véloporteur, animant une communauté mondiale d’agroécologistes qui mutualisent leurs savoir-faire. Beaucoup d’échanges portent sur les entraves au développement durable et à l’extension du modèle destructeur. Les membres constatent que les gens ne sont pas prêts à changer leurs modes de vie et ils ne voient pas ce qui pourrait les y pousser. Le véloporteur suggère alors l’idée de faire croire à un grand sabotage des infrastructures qui leur imposerait de s’adapter. Il s’agirait d’une sorte de menace pédagogique.
