Saison 2

La nouvelle vie au village

Quelques semaines avant le grand sabotage, une mère monoparentale, qui habite la capitale, décide d’envoyer sa fille unique, qui est collégienne, chez ses parents dans un petit village de province. Accueillie par ses grands-parents, la fillette va vivre le temps des préparatifs ainsi que les quelques mois qui vont suivre le grand sabotage. C’est une période pendant laquelle la population du village va devoir faire preuve d’adaptation face aux différents évènements qui surviennent et qui n’ont pas toujours été anticipés.

Tous les personnages sont différents de ceux de la saison 1. Outre la fillette et ses grands-parents, les autres personnages principaux sont :

– l’amie de la fillette,

– le maire,

– la directrice de la poste (femme qui prend des initiatives),

– la femme désœuvrée,

– le patron de l’entreprise de transports routiers,

– la femme du patron,

– l’épicière,

– l’aubergiste,

– l’ouvrier,

– le migrant sans papier,

– le vieil agriculteur,

– la psychologue (réfugiée citadine),

– l’ingénieur (réfugié citadin).

Note d’intentions

A la saison 2, le grand sabotage intervient dès la fin du premier épisode (celui-ci permet un rappel du processus de sabotage de la saison 1 en montrant un vécu qui se passe dans un village plutôt qu’une ville moyenne). L’arc narratif est inversé par rapport à la saison 1, la tension ne vient pas de l’enclenchement d’un compte à rebours mais plutôt que la découverte de l’inconnu d’un futur incertain qui se dévoile progressivement. Les logiques d’acceptation et d’adaptation au changement sont toutes autant présentes que dans la saison 1 mais elles ne fonctionnent pas de la même façon puisqu’il ne s’agit plus de résister au changement mais de créer l’avenir. La saison 2 permet ainsi de mettre en perspective de nombreux dilemmes d’organisation sociale à l’échelle humaine d’un village. Les dynamiques humaines collectives vont ainsi naître au fur et à mesure des impératifs suscités par les différents événements propres à chaque épisode. Les postures des personnages sont parfois antagonistes et la saison 2 met en avant différentes modalités de décisions collectives. Du fait que l’organisation sociale vécue par les habitants est, en quelque sorte, une création liée au nouveau contexte, ceux-ci (re)découvrent les fonctionnalités publiques : la nécessité de garantir des services collectifs de soin, de protection vis-à-vis des menaces extérieures, etc. Le village fonctionne en autarcie et l’existence d’une possible menace extérieure, dont les habitants ne connaissent pas vraiment les formes, permet de créer une tension plus ou moins forte selon les épisodes, avec des postures différentes selon les personnages et leur appréciation de la menace. La saison 2 se termine par la nécessité d’entrer en contact avec les autres pour faire du lien et le départ de l’expédition qui ouvre une suite pour les saisons ultérieures.

Les épisodes

Épisode 1 Le départ au village

Une mère de famille accompagne sa fille adolescente sur un quai de gare. Elle lui donne des recommandations avant que celle-ci monte dans le train. La fillette doit notamment bien obéir à ses grands-parents. Elle demande quand elle pourra revenir mais sa mère ne lui apporte pas de réponse. La fillette s’inquiète pour l’école qu’elle va manquer mais sa mère lui répond que ce n’est pas grave.

Ses grands-parents l’accueillent à la descente du train puis l’emmènent en voiture chez eux dans un petit village. La fillette s’installe. Dans les jours qui suivent, ils apprennent par la télévision, les mesures d’urgence prises par le gouvernement, ce qui ne change pas la vie du village qui ne dispose pas de police. Toujours par la télévision, ils apprennent les mesures de confinement strict puis suivent le direct le non sabotage et l’extinction des flux. La fillette est paniquée à l’idée de ne plus pouvoir entrer en contact avec sa mère.     

Épisode 2 La réunion en mairie

Dans les jours qui suivent le sabotage, les habitants prennent conscience qu’ils sont coupés du monde. La directrice du bureau de poste, qui ne peut plus fonctionner, est à l’initiative. Elle souhaite que la population se réunisse pour décider de mesures à court terme. Chacun est confiant dans la capacité de l’état à rétablir rapidement les flux. Le patron de l’entreprise de transport se plaint du manque à gagner. L’épicière indique qu’elle a des stocks pour deux semaines. Les informations qui viennent des villages alentours indiquent qu’il semblerait que le monde rural a été oublié. Des habitants se portent volontaires pour partir vers le chef-lieu afin d’avoir davantage d’information.

Épisode 3 la répartition des richesses

Les éclaireurs, qui sont partis depuis plusieurs jours, ne sont toujours pas revenus. Un problème se pose à l’épicerie quand la femme du patron souhaite acheter tout le stock de sel alors que certains habitants en manque. Des pénuries commencent à se faire sentir chez d’autres habitants : l’aubergiste, la femme désœuvrée et l’ouvrier. Des accusations sont portées contre certains (dont le patron et sa femme) qui n’auraient pas eu un comportement citoyen pendant les semaines qui ont précédé le sabotage. Devant les manques que subissent déjà certains habitants, il est décidé de modalités spécifiques de répartition des biens avec des réquisitions volontaires mais ces modalités sont difficiles à mettre en pratique. Les réfrigérateurs ne fonctionnant pas, il est décidé de faire un collectif dans une salle de la mairie alimentée par un générateur où chacun peut brancher son réfrigérateur après l’avoir déplacé. La fillette, qui joue avec son amie, découvre progressivement le village. Les habitants sont désœuvrés, ils ne savent pas quoi faire. Certains se mettent au sport, d’autres repeignent leurs volets ou font de la mécanique. Tous pensent que les flux vont bientôt revenir. 

Épisode 4 Le système d’eau

Le système d’eau ne fonctionne plus du tout, ni au départ, ni à l’arrivée, ce qui devient le problème le plus urgent à régler. La fontaine du village est remise en activité mais comme l’eau n’est pas filtrée, rien ne garantit sa qualité. Pour l’évacuation de eaux, la station de retraitement est à l’arrêt et le technicien ne peut pas indiquer d’échéance pour sa remise en route qui dépend principalement de l’alimentation électrique. Il suggère d’installer un système provisoire par incantation naturelle en bassin mais l’installation, qui prend plusieurs jours, suppose une aide importante de main d’œuvre pour faire un terrassement manuel et ne permet pas le traitement des éléments chimiques. Certains sont dubitatifs face à cette dépense d’efforts qui va s’avérer inutile dès que l’électricité sera rétablie. Pour d’autres, il n’est pas possible d’attendre car l’absence de traitement des eaux va rapidement poser un problème de santé publique. La décision de bassins naturels est adoptée mais personne n’est volontaire pour les travaux de terrassement. Un tirage au sort permet de sortir de l’impasse.

Épisode 5 L’arrivée des citadins

Des étrangers se présentent à l’entrée du village. Ils sont venus de Paris en voiture et demandent à pouvoir s’installer. Ils indiquent qu’ils ont déjà été refoulés de plusieurs villages. Ils ne savent pas où aller. Il s’agit d’un couple dont le mari est ingénieur et d’une psychologue qui est accompagnée de sa fille d’une dizaine d’année que le couple a pris avec eux en route. L’aubergiste est prête à les accueillir mais ils n’ont pas d’argent et les cartes bancaires en fonctionnent plus. La directrice de la poste estime que la décision d’accueil doit être collective car les étrangers représentent une charge pour le village. La décision collective est de les accueillir en réquisitionnant la voiture qui, malheureusement, n’a plus beaucoup de carburant. Le vieil agriculteur propose qu’en échange du gite et du couvert, ils viennent travailler avec lui dans les champs. Les étrangers s’installent et l’acceptation par la population prend du temps. Petit à petit, ils se livrent sur les tensions qu’ils ont pu voir dans la capitale avant de partir, ce qui ne rassure pas la fillette qui n’a pas de nouvelles de sa mère.

Épisode 6 Le vol de carburants

Les problèmes d’eau ont été réglés. Le système par incantation naturelle fonctionne. L’ingénieur propose d’installer un générateur à énergie humaine pour faire monter l’eau au château d’eau. Pour cela, il a besoin de vélos et trois personnes devront pédaler en même temps. La femme désœuvrée trouve ça archaïque mais on lui fait la remarque qu’elle fait du vélo d’appartement et que cela s’y rapproche fortement. Tout le monde est aux champs. C’est bientôt la fin de l’été, la période n’est pas la plus propice mais des calculs savants ont été fait pour les plantations afin que les mises en culture prennent le relai des réserves de denrées. Le vieil agriculteur est à la manœuvre, ainsi que le migrant, car eux seuls disposent des connaissances sur les semences paysannes. Les éclaireurs ne sont pas encore rentrés et cela inquiète tout le monde. Le directeur de l’entreprise de transports n’a plus de nouvelles de ses routiers. Il est persuadé qu’ils ont revendu les marchandises et qu’ils se sont appropriés les camions. Il se lamente car il est potentiellement en faillite. Les habitants découvrent alors qu’un vol massif de carburant a eu lieu. Tous les véhicules présents sur la commune ont été siphonnés à l’exception de ceux qui étaient garés dans un garage. Certains ont vu un camion-citerne se garer aux abords du village dans la nuit.

Épisode 7 Les précautions élémentaires

Les habitants se sont tous réunis en mairie pour décider de la suite à donner au vol de carburant. Le maire n’a pas d’idée et la directrice de la poste prend l’initiative. Elle suggère de réquisitionner tous les véhicules avec carburants de façon à ce qu’ils soient utilisés pour des trajets décidés collectivement dans l’intérêt de tout le village. Elle évoque la nécessité de se protéger et de définir un plan de surveillance. Beaucoup d’habitants ont peur des vols, notamment des denrées ou des plantes en culture. Après de nombreux échanges sous forme de brainstorming, les habitants décident d’installer des barricades aux entrées du village ainsi qu’un roulement de surveillances avec des guetteurs jours et nuit. Certains font remarquer qu’ils n’ont pas d’armes pour se défendre en cas d’attaque. L’ingénieur a terminé le générateur à pédale et la femme désœuvrée fait partie des premières à l’utiliser. L’ingénieur propose de développer un système d’irrigation qui ramène une partie de l’eau dans les champs. Devant la détresse de certains habitants, la psychologue propose de faire des consultations gratuites dans sa chambre de l’auberge.

Épisode 8 Le retour des éclaireurs

Une alerte est donnée et les habitants ont très peur car des individus tentent d’entrer dans le village pendant la nuit. Il s’agit en fait des éclaireurs qui reviennent à pied. Ils ont beaucoup de choses à raconter mais leur compte-rendu est reporté au lendemain car ils sont exténués. Le lendemain, tout le monde est réuni dans la mairie pour les écouter. Ils expliquent que tout est paralysé, partout, que les flux ne sont pas revenus, nulle part et que tous les villages sont dans la même situation qu’eux. Il est difficile de trouver de la nourriture et il faut se méfier des personnes qu’on croise sur la route. Ils ont pu aller jusqu’au qu’au chef-lieu. Là, leur véhicule a été réquisitionné par la police et ils n’ont pas eu le droit de quitter la ville. On leur a imposé un travail forcé. Ils se sont retrouvés avec d’autres à faire de la manutention. Ils étaient logés dans une maison abandonnée avec d’autres et avaient un repas par jour. Cela a duré une quarantaine de jours puis tout à coup, ils n’ont plus eu de repas et il n’y avait plus de policiers dans la ville. Des tensions ont commencé à apparaître et ils ont préféré fuir au plus vite en marchant à pied pendant un dizaine de jours. Le récit des éclaireurs provoque beaucoup d’angoisse chez les habitants qui défilent voir la psychologue. L’un d’entre eux tombe malade avec de forts maux de ventre et on soupçonne l’eau de la fontaine qui n’est pas filtrée. Les habitants prennent conscience qu’ils n’ont pas de médecin au village mais ils savent qu’il y en a un dans celui d’à côté. Il est envoyé une délégation pour le faire venir.

Épisode 9 La nouvelle organisation

La directrice de la poste provoque une réunion en mairie avec tous les habitants afin de définir des nouvelles modalités d’organisation. Elle propose de tout mettre en commun : les denrées, les médicaments, certains outils et ustensiles que tout le monde ne dispose pas, les fusils, etc. Pour les denrées, elle souhaite qu’elles soient mises en lieu sûr et gardées et qu’un système de distribution aux habitants soit mis en place. Un habitant propose de créer une cantine collective pour le repas du soir qu’ils prendraient en commun. La directrice de la poste propose aussi une redistribution des terres de façon à ce que chacun dispose de son lopin qu’il puisse cultiver. Le maire s’oppose à cette nouvelle organisation. Il est soutenu par quelques habitants dont la femme du patron de l’entreprise de transport qui préfère ne pas avoir de lopin de terre et garder ses denrées. Le choix d’organisation est soumis au vote et la proposition de la directrice de la poste l’emporte ce qui la fait devenir maire de facto. Un habitant fait remarquer à la femme du patron qu’elle va devoir travailler maintenant : elle ne pourra manger que si elle cultive son lopin de terre.

Épisode 10 La fertilisation urbaine

Les réquisitions ont lieu chez les habitants qui s’y soumettent de plus ou moins bonne grâce. Certains refusent de donner leur fusil. On évoque alors la création d’un groupe de défense du village qui doit disposer des armes en cas d’attaque. Chez le patron et sa femme, on découvre peu de denrées à réquisitionner et on suspecte qu’ils en ont caché. Une fouille approfondie de la maison est menée, ce qui choque le patron et sa femme. On découvre alors une grande cave à vin qui est immédiatement réquisitionnée. Les habitants continuent de livrer leurs angoisses à la psychologue. La répartition des lopins s’effectue sans grande difficultés, les agriculteurs installés disant que, n’ayant plus rien à vendre à l’étranger, ils n’ont pas besoin de toute leur terre et qu’un lopin est bien suffisant lorsque les tracteurs ne sont plus en état de fonctionner. Une inspection de la station d’épuration montre que les boues noires s’amoncellent. L’idée surgit de les utiliser comme fertilisants dans les champs, ce qui compenserait l’absence d’engrais chimiques. Cela rappelle le bon vieux temps au vieil agriculteur. Le migrant demande à être exempté de la tâche des boues noires dans les champs car il en a marre de porter la merde des autres.  

Épisode 11 la fin de la monnaie

La femme du patron propose de racheter des bouteilles de vin à la collectivité. Elle vient avec des espèces en quantité. La nouvelle maire est appelée et d’autres habitants sont présents. L’achat est refusé. Tous constatent que la monnaie ne vaut plus rien mais ils se posent la question de savoir comment ils peuvent procéder, s’ils veulent échanger entre eux. La réflexion les conduit à prendre conscience que les échanges potentiels porteraient autant sur du savoir-faire que sur des biens. Ils décident de mettre en place un système d’échange local. Pour connaître les besoins et les moyens d’y répondre, chacun défile en mairie pour déclarer ce dont il a besoin et des compétences dont il dispose. A l’issue des échanges, trois habitants se portent volontaires pour remettre en marche la boulangerie abandonnée, d’autres proposent de devenir ferrailleurs-recycleurs ou de créer un atelier de réparation. Il émerge aussi l’idée d’utiliser l’église comme une sorte de théâtre où seront jouées des pièces ou donnés des spectacles de musique par ceux qui savent en jouer. L’école primaire ouvre à nouveau (c’est la fin de l’été) et des cours sont proposés par des habitants à d’autres habitants sur des sujets variés. Il est installé un grand tableau en mairie où chacun déclare ce qu’il a fait pour un autre et donc la dette potentielle de l’autre. Une personne est la gardienne du tableau.

Épisode 12 la fête alcoolisée

La cantine collective ouvre ses portes. Dans le principe, ceux qui le souhaitent peuvent amener leurs légumes et leurs œufs, selon des quantités calibrées, afin que les cuisiniers et cuisinières préparent le repas collectif du soir. Pour l’ouverture, il est décidé d’ouvrir des bonnes bouteilles qui ont été réquisitionnées. C’est la fête au village et les participants viennent chercher ceux qui étaient restés chez eux pour participer à ce grand moment festif. La réconciliation semble être de mise. Le patron et sa femme sont, eux-aussi avinés. Le patron va chercher lui-même des bouteilles et fait le service. La femme indique vouloir se mettre aux travaux des champs. De nouvelles idées d’organisation émergent, des idées de spectacle et de restauration des édifices publics. Le vieil agriculteur précise que le temps de la moisson arrive et que tout le village va devoir participer.

Épisode 13 Les rôdeurs

La fête est terminée et tout le monde cuve après être rentré chez lui. Les guetteurs se sont endormis mais ils sont réveillés brusquement pas un bruit. Il s’agit de rôdeurs qui viennent s’introduire dans le village. L’alerte est donnée ce qui crée une panique. Des coups de feu sont tirés ce qui fait fuir les rôdeurs. Le lendemain au grand jour, un conseil de défense est réuni dans l’après-midi. De nouvelles idées de défense sont proposées. Il apparaît vite que le village ne doit pas rester isolé. Il est décidé d’envoyer des délégations dans les villages avoisinants afin d’obtenir des actions concertées. Certains habitants évoquent le fait de ne pas trop dévoiler leurs richesses et leur mode d’organisation. Il est noté l’idée de passer en revue les besoins du village pour lesquels ils ne disposent pas de ressources ainsi que ce que le village est prêt à apporter aux villages voisins. Chacun rentre chez lui et réfléchi de son côté. Quelques jours après, une réunion est organisée en mairie pour lister les échanges potentiels avec les autres villages. Il est noté que le village manque d’un médecin, ainsi que de certaines semences et outils agricoles, qu’il se pose aussi la question du sel et du sucre, qui vont bientôt venir à manquer. Le patron ajoute le problème du vin qui se posera immanquablement. Du côté du savoir-faire, le village dispose de graisses animales et végétales en excédant et une des fermes dispose de l’appareillage pour produire de la soude. Le village semble disposer d’un savoir-faire pour produire du savon. Un habitant indique que cela va attirer les personnes des autres villages qui souhaitent se laver. En poussant le raisonnement, un habitant indique que d’ici plusieurs années, les vêtements seront usés et qu’il va falloir penser à cultiver du lin, du chanvre et à installer des filatures, à moins que le balai des containers en provenance de Chine ne reprenne à nouveau, ce qui lui parait peu probable.

Épisode 14 L’armée de défense

Les délégations des émissaires des villages voisins sont reçues en mairie. Chacun témoigne de ses besoins, ses apports, ses modalités d’organisation. La base des échanges durables entre les villages se met en place. Les émissaires échangent alors sur ce que les villages pourraient créer en commun. Il est décidé de mutualiser les guetteurs pour mettre en place un système de surveillance élargi du territoire avec une procédure d’alerte commune et la création d’une assistance mutuelle. Il est débattu de l’opportunité de créer une armée de défense commune afin d’avoir plus de force et une meilleure capacité d’action mais chaque village souhaite garder son propre groupe de défense avec cependant un accord d’aide mutuelle. Les défenseurs de l’armée commune estiment que l’organisation décentralisée conduira au désastre quand une menace sérieuse se présentera. Les émissaires sont alors raccompagnés pour leur retour. En aparté, juste avant leur départ, la maire évoque la nécessité des mariages croisés qui se posera bien un jour mais précise qu’ils ont encore du temps avant de penser à cela.

Épisode 15 Le départ de l’expédition

Le groupe de défense du village s’entraîne avec des fusils, mais sans tirer. Il apparaît qu’il y a un manque d’armes et de munitions. Le village est dans l’incapacité de résister à une attaque sérieuse. L’idée d’une expédition est alors lancée. Il s’agit de trouver des armes mais aussi du sel, du sucre et une liste de produits ou outils manquants au village. Le patron fait ajouter du vin sur la liste. La réflexion est menée par la maire sur la forme que pourrait prendre l’expédition : nombre de participants, ce qu’ils emmènent, comment ils rapportent ce qu’ils trouvent, ainsi que l’itinéraire. Il apparaît opportun de mener une expédition conjointe avec les autres villages. Une proposition est faite en ce sens et c’est un autre village qui accueille les différentes délégations pour monter l’expédition. Le déplacement de la maire et de quelques habitants donne lieu à voir d’autres modes d’organisation dans le village hôte. La réunion d’organisation de l’expédition permet d’avoir de nouvelles idées et de tracer l’itinéraire qui passe par la côte pour le sel et par une ville qui est connue pour sa manufacture d’armes. Les calculs montrent que l’expédition va durer plusieurs mois ce qui suppose que ceux qui partent prenne des objets d’échange contre de la nourriture. Plus tard, le grand jour du départ arrive. Ceux qui partent sont soutenus par les émissaires des différents villages. Plus tard, une femme en loques est sur la route, seule. Elle demande son chemin à des personnes qui travaillent dans les champs et qui sont protégés par des hommes en armes. On reconnaît la mère de la fillette qui demande aussi si les personnes ne pourraient pas lui donner de quoi manger.

– Fin de la saison 2 –