Un drapeau de la communauté a été érigé devant la mairie de Sallertaine

Dimanche 11 juin 2023

Pour la quatrième fois, un drapeau de la mystérieuse communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement durable a fait son apparition sur la façade d’une mairie. L’évènement s’est produit à Sallertaine, une petite commune de Vendée, située non loin de la côte atlantique. Reportage de notre envoyée spéciale.

C’est un peu après 10H00, ce dimanche 11 juin 2023, que le drapeau de la mystérieuse communauté a été érigé sur la façade de la mairie de Sallertaine. Une randonneuse qui était passée devant la mairie vers 9H30 a confirmé ne rien n’avoir remarqué. On estime ainsi que l’installation du drapeau s’est faite aux alentours de 9H45. Les rares témoins présents sur place indiquent avoir vu trois femmes, revêtues de bleus de travail et portant des gants verts, venir avec une échelle pour accrocher le drapeau.

Dans un premier temps, les habitants de Sallertaine sont passés devant le drapeau sans vraiment s’arrêter mais vers 11H00, un attroupement s’est formé devant la mairie, débordant sur la chaussée, ce qui a bloqué partiellement le flux des automobilistes qui se rendaient en bord de mer, créant ainsi un bouchon qui s’est ensuite résorbé. Deux employés municipaux sont venus détacher le drapeau vers 12H30 et celui-ci a encore été exhibé sur le parapet de la mairie avant que les employés municipaux le déposent dans un lieu sûr.

C’est la quatrième fois que ce genre de drapeau est accroché la façade d’une mairie après l’apparition de Notre-Dame des Landes et celles de Liposthey et d’Azur dans les Landes. 

A Sallertaine, les habitants présents sur place, qui ont été interrogés, n’avaient aucune idée de la signification de ce drapeau. Seule une grand-mère, accompagnée de sa petite-fille a indiqué de façon catégorique, qu’il s’agissait du drapeau de la communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement. Pour beaucoup, cet acte est le fait d’hurluberlus qui ne savent pas quoi faire pour occuper leur dimanche matin.

Un drapeau de la communauté a été érigé devant la mairie d’Azur dans les Landes

Dimanche 28 mai 2023

Pour la troisième fois, un drapeau de la mystérieuse communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement durable a fait son apparition sur la façade d’une mairie. L’évènement s’est produit à Azur, une petite station balnéaire près d’un lac, dans département des Landes. Reportage de notre envoyée spéciale.

C’est la deuxième fois qu’un drapeau de la mystérieuse communauté a été visible dans les Landes, après l’apparition du dimanche précédent à Liposthey. Cette fois-ci l’évènement s’est déroulé peu après 16H00, ce dimanche 28 mai 2023. Le drapeau de la mystérieuse communauté a été érigé sur la façade de la mairie d’Azur. Une baigneuse qui était passée devant la mairie vers 15H30 a confirmé ne rien n’avoir remarqué. On estime ainsi que l’installation du drapeau s’est faite aux alentours de 15H45. Les rares témoins présents sur place indiquent avoir vu trois femmes, revêtues de bleus de travail et portant des gants verts, venir avec une échelle pour accrocher le drapeau.

Dans un premier temps, les habitants d’Azur sont passés devant le drapeau sans vraiment s’arrêter mais vers 17H00, un attroupement s’est formé devant la mairie en débordant jusque sur la place de l’église. Les employés municipaux n’étant pas joignables, des habitants ont pris l’initiative de détacher le drapeau vers 18H30 et celui-ci a été exhibé devant la mairie avant que trois femmes, habillées en saboteuses, viennent le reprendre et l’emmener. Nul doute que ce drapeau apparaîtra prochainement sur la façade d’une autre mairie landaise.

Les habitants présents sur place, qui ont été interrogés, n’avaient aucune idée de la signification de ce drapeau. Seule une grand-mère, accompagnée de sa petite-fille a indiqué de façon catégorique, qu’il s’agissait du drapeau de la communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement. Pour beaucoup, cet acte est le fait d’hurluberlus qui ne savent pas quoi faire pour occuper leur dimanche après-midi. C’est la troisième fois que ce drapeau apparaît sur la façade d’une mairie. Le phénomène s’était déjà produit dimanche dernier à Liposthey ainsi que dans une petite commune de Loire-Atlantique le dimanche précédent. Dans la soirée, deux agents de la sécurité intérieure sont venus de Bordeaux pour explorer la piste landaise de l’implantation de cette mystérieuse communauté.

Tant que les humains ne feront pas communauté pour l’installer, le développement ne sera pas durable

Mercredi 24 mai 2023

La série « Le grand sabotage » raconte l’histoire d’une communauté qui agit pour que le développement durable devienne une réalité. Cette communauté est mondiale mais l’action de ses membres se fait au niveau local. Au fil des épisodes, la série décrit des modalités concrètes d’actions qui installent le développement durable. Explications.

La journaliste écolo : L’univers de votre série montre au spectateur une communauté mondiale qui rassemblent les personnes voulant saboter les infrastructures économiques qui entravent le développement durable ? Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Julie (saboteuse en série) : Ce n’est pas exactement ça. La communauté est celle des humains soucieux de la planète et de son développement durable. Par leurs actions, les membres de cette communauté mondiale œuvrent afin que le développement prenne une forme durable. La genèse de cette communauté est présentée dans le spin-off de la saison zéro. En fait, c’est une partie seulement des membres de cette communauté qui choisit de recourir au grand sabotage.

Lydie (saboteuse en série) : Les valeurs et les logiques d’action des membres de la communauté des humains qui agissent pour le développement durable sont diamétralement opposées à celles de ceux qui détruisent la planète et le vivant. En œuvrant pour le développement durable, les choix et les actions des membres de la communauté sont en cohérence avec leurs valeurs mais un dilemme moral se pose à ceux qui constatent que leurs actions ne permettent pas d’enrailler le processus de destruction de la planète. Ce dilemme est posé dans l’épisode 14 de la saison 1. Certains décident alors de pratiquer le grand sabotage mais ce n’est pas un avis unanime au sein de la communauté.

La journaliste écolo : Vous évoquez les valeurs et les logiques d’action. Pouvez-vous préciser ?

Noémie (saboteuse en série) : Les humains ont plusieurs façons de faire communauté. Pour ceux qui sont animés par la satisfaction individuelle, les communautés qui se forment sont des communautés d’intérêt. Pour leurs membres, il s’agit de trouver ensemble les moyens de satisfaire au mieux les intérêts individuels de chacun. Le fait communautaire porte sur l’harmonisation des intérêts individuels. L’intérêt collectif passe au second plan quand il n’est pas tout simplement absent du fait communautaire. Les logiques d’action sont tournées vers la satisfaction individuelle et la rationalité qui se dégage est celle de la maximisation. Dans un monde où tout le monde cherche à maximiser son intérêt individuel et où ce principe devient le mode dominant de régulation des interactions, il serait irrationnel de ne pas adopter cette démarche. Cependant, les logiques qui se dégagent ne sont pas compatibles avec le développement durable. Elles aboutissent à une destruction des écosystèmes et de la planète.

Sophie (saboteuse en série) : A l’inverse, la communauté des humains soucieux de la planète et de son développement durable est une communauté de valeurs et non d’intérêts. Les valeurs sont l’essence du fait communautaire. Il s’agit des valeurs de développement durable, c’est-à-dire la préservation et la régénérescence des écosystèmes ainsi que la minimisation de l’impact humain sur la planète afin de garantir les conditions du développement pour les générations futures. Les logiques d’action qui en découlent reposent sur la coopération et la minimisation de l’empreinte écologique.

La journaliste écolo : Dans votre série, le monde semble binaire. Il se divise entre ceux qui œuvrent pour le développement durable et ceux qui détruisent la planète. La réalité n’est-elle pas plus complexe ?

Nathalie (saboteuse en série) : Par leurs actions, les humains peuvent avoir différents degrés d’empreinte écologique. Il existe beaucoup de nuances entre ceux qui favorisent la régénérescence des écosystèmes et ceux dont l’impact est très destructeur pour la planète. Les nuances se retrouvent dans les différents systèmes de pensée : dans la façon de se représenter le monde, dans le rapport aux autres, dans la mission de vie, etc. Cependant, lorsqu’on regarde les valeurs essentielles, celles qui donnent la cohérence globale à un système de pensée, on constate des incompatibilités majeures entre la recherche de l’intérêt personnel et la préservation des écosystèmes. C’est en ça que le monde peut paraître binaire avec une opposition frontale entre les valeurs essentielles qui constituent les systèmes de pensée. Chacun est libre de ses choix et peut porter, ou non, la responsabilité de la destruction des écosystèmes.

Julie (saboteuse en série) : Dans la série, ceux qui n’appartiennent pas à la communauté des humains soucieux de la planète et de son développement durable sont considérés comme des irresponsables.

La journaliste écolo : La communauté est clairement identifiable à son drapeau. Pouvez-vous expliquer ce qu’il représente ?

Nathalie (saboteuse en série) : Dans la saison 1, la signification du drapeau est révélée à l’acte 6 de l’épisode 7. La couleur bleue est celle de l’eau et des océans, la verte celle de la Terre et des continents. Le bleu évoque aussi le ciel et l’atmosphère. Logiquement, la bande bleue est placée au-dessus de la bande verte. Un cercle représentant la Terre est placé au milieu. Les couleurs sont inversées dans le cercle, l’hémisphère nord contenant davantage de terres immergées que le sud.

La journaliste écolo : Voici un bien joli drapeau que les membres de la communauté n’hésitent pas à brandir comme un étendard…

Un drapeau de la mystérieuse communauté a été érigé devant la mairie de Notre-Dame des Landes

Dimanche 14 mai 2023

Pour la première fois, un drapeau de la mystérieuse communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement durable a fait son apparition sur la façade d’une mairie. L’évènement s’est produit à Notre-Dame des Landes, une petite commune de Loire Atlantique située au nord de Nantes. Reportage de notre envoyée spéciale.

C’est un peu après 9H00, ce dimanche 14 mai 2023, que le drapeau de la mystérieuse communauté a été érigé sur la façade de la mairie de Notre Dame des Landes. Une joggeuse qui était passée devant la mairie vers 8H30 a confirmé ne rien n’avoir remarqué. On estime ainsi que l’installation du drapeau s’est faite aux alentours de 8H45. Les rares témoins présents sur place indiquent avoir vu trois femmes, revêtues de bleus de travail et portant des gants verts, venir avec une échelle pour accrocher le drapeau.

Dans un premier temps, les habitants de Notre Dame des Landes sont passés devant le drapeau sans vraiment s’arrêter mais vers 10H00, un attroupement s’est formé devant la mairie, débordant sur la chaussée, ce qui obligeait les voitures à se céder le passage sur l’unique voie de circulation. Deux employés municipaux sont venus détacher le drapeau vers 11H30 et celui-ci a encore été exhibé sur le parapet de la mairie avant que les employés municipaux le déposent dans un lieu sûr.

Les habitants présents sur place, qui ont été interrogés, n’avaient aucune idée de la signification de ce drapeau. Seule une grand-mère, accompagnée de sa petite-fille a indiqué de façon catégorique, qu’il s’agissait du drapeau de la communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement. Pour beaucoup, cet acte est le fait d’hurluberlus qui ne savent pas quoi faire pour occuper leur dimanche matin.