Nous ne voulons pas de votre argent ! Colère des saboteuses en série qui refusent les dons de leurs followers

Jeudi 29 juin 2023

Les saboteuses en série ont annoncé publiquement leur refus catégorique d’accepter les dons de leurs followers. « Nous ne voulons pas de votre argent » ont-elles déclaré. « Si vous voulez soutenir le projet, il est préférable de réfléchir à votre contribution », ont-elles ajouté.

Les saboteuses en série étaient visiblement en colère face à l’afflux massif des dons proposés par leurs followers. Selon une logique qui leur est propre – on se rappelle que les saboteuses en série ont tendance à fumer la moquette – elles ont indiqué n’accepter aucun versement d’argent sous quelque forme que ce soit et d’aucune personne. Elles ont déclaré que lors d’une collecte d’argent, celui-ci sert ensuite à acheter des contributions et qu’elles refusent d’entrer dans cette démarche en déclarant préférer que les contributions viennent d’elles-mêmes. Elles ont alors invité leurs followers à réfléchir aux multiples formes que pourraient prendre leur contribution : participation à l’écriture, à la réalisation sous forme de soutien technique ou matériel, participation à la notoriété de la série.

« C’est un projet en culture libre, chacun est à même de s’en emparer à son niveau, comme il le souhaite, selon ses compétences et ses préférences », ont-elles déclaré. On se souvient qu’elles avaient déjà refusé de vendre des produits dérivés en invitant chacun à s’emparer des supports qui sont libres de droits.

Rapport d’activité du mois de mai 2023

Mercredi 31 mai 2023

Les saboteuses en série viennent de publier leur rapport d’activité du mois de mai. Les débuts sont encourageants pour ce projet de série TV écolo en culture libre. Un doute subsiste sur le respect des échéances. Entrevue.

La journaliste écolo : Vous venez de publier votre rapport d’activité pour le mois de mai. Avant de vous interroger sur son contenu, j’ai une première question. Pourquoi une telle démarche de publication. Vous n’avez pas d’actionnaires, vous n’avez de comptes à rendre à personne ?

Julie (saboteuse en série) : Notre série est un projet collectif. Il est vrai que nous avons aucun compte à rendre au sens où des personnes apporteraient leur financement et nous demanderaient de rapporter ce qu’on fait avec leur argent. Dans la logique coopérative qui est la nôtre, chacun apporte sa contribution. Cependant, il est naturel que vous tenions informés chacun des contributeurs de l’avancement du projet.

La journaliste écolo : Dans votre rapport, vous indiquez que la communauté se compose de 35 personnes environ. N’est-ce pas un peu ridicule ? Votre communauté est un groupuscule.

Sophie (saboteuse en série) : Quand nous avons lancé le projet, nous étions 5. Un mois après, nous sommes maintenant 35, c’est une belle progression. Il s’agit de personnes réellement impliquées, pas de simples likes sur un site internet ou sur un fil Mastodon. Des gens qui sont prêts à apporter leur contribution sous différentes formes.

Lydie (saboteuse en série) : Nous ne communiquons pas trop sur la série pour le moment. Notre priorité est d’avancer dans l’écriture de la saison 1. Nous sommes bien parties mais une ou deux contributrices complémentaires seraient les bienvenues. Nous avons plein d’idées qui nous permettent de finir par nous-même mais l’écriture collective est tellement enrichissante.

La journaliste écolo : C’est un projet majoritairement féminin. Vous acceptez quand même les hommes ?

Noémie (saboteuse en série) : Pour le moment, il n’y a que Stéphane comme représentant de la gent masculine. Nous acceptons les hommes mais il faut vraiment qu’ils soient écoféministes. C’est le cas de Stéphane. Il est beaucoup plus âgé que nous. En plus de son impact sur le taux de féminisation, il nous fait monter la moyenne d’âge.

La journaliste écolo : Vous n’avez absolument aucun relai, ni par les médias, ni par des personnes publiques. Comment comptez-vous sortir de la confidentialité.

Nathalie (saboteuse en série) : Nous n’avons sollicité aucun relai d’aucune sorte, il est donc normal que nous ne soyons pas relayées. C’est beaucoup trop tôt. Pour le moment, nous devons construire l’univers de la série. Nous allons alimenter les actualités pendant encore trois mois. C’est au mois de septembre qu’il y aura suffisamment de contenus pour envisager des relais.

La journaliste écolo : Puisque vous évoquez des aspects de calendrier. Pouvez-vous nous dire quand débutera le tournage ?

Julie (saboteuse en série) : Pour la saison 1, le tournage doit débuter au début du mois d’avril 2024 et s’échelonner sur 4 mois. Mais le tournage dépendra de l’audience estimée.

La journaliste écolo : C’est-à-dire ?

Noémie (saboteuse écolo) : Pour le tournage, les nombreuses contributions sont réunies au sein de la coopérative. Il y a beaucoup d’énergie et de bonnes volontés mais il sera nécessaire de recourir à un financement participatif. Ce financement ne sera lancé que si l’audience estimée permet de montrer que la diffusion de la série rencontrera son public.

Sophie (saboteuse en série) : Dans un projet comme le nôtre, l’audience estimée est de 40 000 spectateurs qui doit être atteinte vers le mois de mars 2024.

La journaliste écolo : Pour le moment, l’audience estimée est de 35 personnes, si je comprends bien. Laissez-moi vous dire que vous avez du chemin à parcourir…

Nathalie (saboteuse en série) : Nous sommes parties à 5 au début du mois et nous sommes déjà à 35, en ne sollicitant que les contributrices. Il suffit que l’audience double tout les mois pour atteindre notre audience souhaitée au début du mois d’avril.

La journaliste écolo : Vous êtes optimistes, les filles…

Lydie (saboteuse en série) : L’optimisme, c’est le trait de personnalité commun à ceux qui se lancent dans le développement durable. Il faut être optimiste, nous le revendiquons, sinon on ne ferait rien.