Mardi 13 juin 2023
La série « Le grand sabotage » montre comment les habitants d’un territoire instaurent les modalités du développement durable en préservant les écosystèmes et en ponctionnant les ressources de manière durable. Dans les saisons 4 et 5, l’utilisation des technologies numériques se fait sans collecte de données et sans publicités, comme si tout le monde avait migré vers des applications respectueuses de la vie privée. Cet univers existe déjà pour ceux qui ont commencé la grande migration. Explications.
La journaliste écolo : Aux saisons 4 et 5 de votre série, lorsque les personnages utilisent leurs smartphones, il n’y a plus de publicité et les applications utilisées semblent dépourvues de pisteurs et de traqueurs. N’est-ce pas un peu un monde idéalisé ?
Lydie (saboteuse en série) : Pas du tout ! Les applications respectueuses de la vie privée sont déjà une réalité pour ceux qui se donnent la peine de les adopter.
La journaliste écolo : Qu’est-ce que vous entendez par respectueuses de la vie privée ?
Noémie (saboteuse en série) : Des applications sans publicité pour commencer. La publicité est une véritable agression, une intrusion illégitime dans nos vies privées. Personne ne devrait avoir à subir les publicités.
Sophie (saboteuse en série) : Et puis surtout, des applications sans collecte de données. Celles qui vont alimenter les data center pour faire de l’hypersegmentation comportementale. Des campagnes de communication ultraciblées, si vous préférez, qui peuvent même influencer les comportements des individus.
La journaliste écolo : Qu’est-ce que vous entendez par là ?
Nathalie (saboteuse en série) : Le big data c’est un outil qui est utilisé par le marketing, qu’il soit politique ou commercial. Un puissant outil qui permet de vendre n’importe quoi à n’importe qui, sans aucune préoccupation de l’impact sur la planète. Quand on utilise une application gratuite, elle est bien souvent payée par la publicité qu’elle contient et qui nous pousse à acheter les produits mis en avant.
La journaliste écolo : C’est un peu la règle du jeu, non ?
Julie (saboteuse en série) : C’est la règle du jeu pour ceux qui veulent bien la suivre. Mais il existe des alternatives. Toutes les applications qui reposent sur le big data ont un équivalent respectueux de la vie privée. Il appartient à chacun de les choisir.
Noémie (saboteuse en série) : C’est le cas des personnes #antibigdata. Celles qui quittent les applications big data pour migrer vers les applications respectueuses.
La journaliste écolo : Mais pourquoi s’agit-il d’une grande migration ?
Nathalie (saboteuse en série) : Il y a tout ceux qui se lancent dans la #twittermigration en quittant cette application nauséabonde. Mais il faut aussi compter sur tout ceux qui cherchent à se dégoogliser en installant des OS sans pisteurs et sans traqueurs.
Lydie (saboteuse en série) : Sans parler de ceux qui quitte Facebook, Whatsapp ou Youtube. Dans l’absolu, ce sont toutes ses applications qu’il faut changer pour migrer vers des applications respectueuses.
La journaliste écolo : C’est un peu la logique des #ecopureplayer.
Sophie (saboteuse en série) : C’est totalement la logique des #ecopureplayer !
