Un drapeau de la communauté a été érigé devant la mairie de Liposthey dans les Landes

Dimanche 24 mai 2023

Pour la seconde fois, un drapeau de la mystérieuse communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement durable a fait son apparition sur la façade d’une mairie. L’évènement s’est produit à Liposthey, une petite bourgade bien tranquille du département des Landes. Reportage de notre envoyée spéciale.

C’est un peu après 15H00, ce dimanche 21 mai 2023, que le drapeau de la mystérieuse communauté a été érigé sur la façade de la mairie de Liposthey. Un cycliste qui était passé devant la mairie vers 14H30 a confirmé ne rien n’avoir remarqué. On estime ainsi que l’installation du drapeau s’est faite aux alentours de 14H45. Les rares témoins présents sur place indiquent avoir vu trois femmes, revêtues de bleus de travail et portant des gants verts, venir avec une échelle pour accrocher le drapeau.

Dans un premier temps, les habitants de Liposthey sont passés devant le drapeau sans vraiment s’arrêter mais vers 16H00, un attroupement s’est formé devant la mairie. Les employés municipaux n’étant pas joignables, des habitants ont pris l’initiative de détacher le drapeau vers 17H30 et celui-ci a été exhibé devant la mairie avant que deux jeunes le dérobent en passant en scooter. Ce soir, personne ne sait ce qu’il est advenu du drapeau de la mystérieuse communauté.

Les habitants présents sur place, qui ont été interrogés, n’avaient aucune idée de la signification de ce drapeau. Seul un grand-père, accompagné de son petit-fils a indiqué de façon catégorique, qu’il s’agissait du drapeau de la communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement. Pour beaucoup, cet acte est le fait d’hurluberlus qui ne savent pas quoi faire pour occuper leur dimanche après-midi. C’est la seconde fois que ce drapeau apparaît sur la façade d’une mairie. Le phénomène s’était déjà produit dimanche dernier dans une petite commune de Loire-Atlantique située à 500 km de Liposthey.

Les saboteuses en série refusent de vendre des produits dérivés de leur série

Mardi 15 mai 2023

Malgré les nombreuses relances, les saboteuses en série ont décliné toutes les propositions de partenariat commercial qu’elles ont reçues pour la vente de produits dérivés de leur série « Le grand sabotage ». Une attitude qui interroge alors que la rentabilité de cette superproduction semble aléatoire. Explications.

La journaliste économique : Vous venez d’annoncer que vous refusez catégoriquement la vente de produits dérivés de votre série « Le grand sabotage ». Pouvez-vous expliquer ce choix ?

Noémie (saboteuse en série) : La raison est très simple. Notre métier, c’est de concevoir et de réaliser des fictions audiovisuelles, pas de vendre, des t-shirts, des tasses ou des casquettes avec un drapeau dessus.

La journaliste économique : Pourtant votre public semble avoir un attachement fort aux valeurs que vous portez. Les symboles de votre série pourraient être utilisés comme des signes de ralliement. Beaucoup se reconnaissent dans certains personnages. Croyez-le, le public est prêt à porter des vêtements à l’effigie des héros que vous avez créés. Pour les analystes en marketing, votre série fait partie de celles qui se prêtent particulièrement bien à la vente des produits dérivés.

Lydie (saboteuse en série) : Peut-être mais cela ne nous intéresse pas.

La journaliste économique : Réfléchissez un peu. En calquant les volumes de ventes sur votre audience, vous pourriez aboutir à de gros volumes. Avec une production à coûts cassés en Chine, le tour est joué. Vous aurez un taux de marge dix fois plus élevé que sur la production de la série en elle-même. Il y a un potentiel pour de gros bénéfices…

Nathalie (saboteuse en série) : Mais puisqu’on vous dit que cela ne nous intéresse pas…

La journaliste économique : Par mon métier, j’ai des contacts dans le milieu. On pourrait s’associer et se faire un maximum de fric. Rouler en SUV, partir en vacances aux Bahamas, avoir une femme de ménage… Ça ne vous intéresse pas ?

Sophie (saboteuse en série) : Pas trop non.

La journaliste économique : Bon. Vous commencez à me fatiguer avec vos principes à la gomme. Je vais vous dire : vous ne comprenez rien à la façon dont le monde fonctionne. Je perds mon temps, moi, avec vous. Je me suis levée tôt, j’ai fait une longue route pour venir dans votre trou paumé et tout ça alors que vous n’avez rien à me dire. Aucun business model ! Je n’ai même pas de quoi écrire un article. On ne m’y reprendra pas de sitôt à vouloir investiguer sur des phénomènes soi-disant émergents.