Dimanche 23 juillet 2023
Encore fois, des drapeaux de la mystérieuse communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement durable ont fait leur apparition sur une façade. Cette fois-ci, il s’agit de la façade d’une abbatiale, dans une localité dépourvue de mairie. L’évènement s’est produit à Lavail, un hameau situé sur la commune de Sorède, dans les Pyrénées-Orientales. Reportage de notre envoyée spéciale.
C’est un peu après 9H00, ce dimanche 23 juillet 2023, que des drapeaux de la mystérieuse communauté ont été érigés sur la façade de l’abbatiale de Lavail. Une promeneuse qui était passée devant l’abbatiale vers 8H30 a confirmé ne rien n’avoir remarqué. On estime ainsi que l’installation des drapeaux s’est faite aux alentours de 8H45. Les rares témoins présents sur place indiquent avoir vu trois femmes, revêtues de bleus de travail et portant des gants verts, venir avec une échelle pour accrocher les drapeaux.
Vers 10H00, un attroupement s’est formé devant l’abbatiale, regroupant environ 150 personnes qui ont indiqué appartenir à la communauté des humains soucieux de la Terre et de son développement durable. Plusieurs journalistes écologiques, qui avaient été informées de l’accrochage des drapeaux, avaient fait le déplacement et ont pu entendre la déclaration de la porte-parole de la communauté. Celle-ci a indiqué que les personnes présentes étaient venues de différents endroits du département des Pyrénées-Orientales pour se retrouver en ce lieu symptomatique des désastres que les humains infligent à la planète. Elle a évoqué la rivière qui, autrefois, donnait la vie à l’écosystème de la vallée et qui est maintenant à sec, à l’exception des rares flaques d’eau saumâtre qui rebutent même les amphibiens. Elle a évoqué le tourisme de masse qui a longtemps dégradé les écosystèmes mais qui, face au risque maximum d’incendie, est maintenant régulé par la police écologique. Elle a évoqué l’implantation du pylône 5G dans une zone dédiée aux pâturages, en demandant si les opérateurs souhaitaient doter les vaches et les chèvres de téléphones portables ? Après avoir revendiqué la filiation avec les communautés implantées dans les Landes, dans les Deux-Sèvres, en Loire-Atlantique et en Vendée, elle a ensuite invité les membres de la communauté à faire un pèlerinage jusqu’à la source en remontant les gorges de la rivière à sec.
Les agents de la sécurité intérieure sont arrivés sur les lieux vers 11 heures après avoir été bloqués pendant trente minutes par la police écologique de la commune de Sorède qui appliquait les consignes de non accès à la vallée pour les véhicules à moteur. Par une autorisation spéciale accordée par le ministère de la sécurité intérieure et arrivée de manière opportune, la police écologique a dû se résoudre à laisser passer les agents de la sécurité intérieure qui ont ensuite décroché les drapeaux suspendus aux murs de l’abbatiale pour les exhiber sur la grille d’enceinte. En l’absence de caméras de surveillance dans la vallée, les agents de la sécurité intérieure ont poussé leurs investigations en procédant à un relevé d’empreinte digitale sur les drapeaux, ce qui ne semble pas avoir été concluant. Un hélicoptère de la sécurité intérieure a ensuite survolé la zone des gorges mais sans pouvoir repérer les membres de la communauté qui s’étaient éparpillés avant de rejoindre leurs villages respectifs.
Cette étrange procession intervient dans un contexte hydrique très tendu dans les Pyrénées-Orientales, qui fait craindre pour les ressources alimentaires des habitants les plus pauvres du département.
